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CONSEILS POUR LA
RÉDACTION |
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PLAN DE LA PAGE :
- Conseils
généraux
- Écrire un récit
- Écrire une suite de
texte
- Écrire un dialogue
- Écrire une description / un
portrait
- Écrire une lettre
- Écrire un passage
argumentatif
- Écrire un article de
journal
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| 1/ CONSEILS
GÉNÉRAUX |
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A. Lire le sujet
- Le sujet doit être lu avec minutie, de préférence crayon en main, afin de
repérer les mots-clés qu'il contient (les
entourer, les recopier au brouillon).
- À partir des mots-clés, déterminer rapidement la catégorie dans laquelle ranger le sujet
proposé :
- Déterminer éventuellement la combinaison
qu'il faut faire de ces différentes sortes de texte
B. Se donner des barrières
- Noter au brouillon ce à quoi il faudra faire
particulièrement attention (par ex. qui est le narrateur, quels
sont les personnages, quelles sont les cironstances, quels sont les temps à
employer, etc.)
- Réfléchir au déroulement narratif,
descriptif, argumentatif AVANT de se lancer dans la rédaction : se
donner des lignes directrices fortes (dont on pourra éventuellement
s'affranchir à mesure qu'on rédige, car on découvre parfois/souvent d'autres
déroulements possibles à mesure qu'on écrit, notamment si on a le temps de
faire un brouillon)
- Faire un brouillon partiel ou complet,
c'est à dire un document de travail qui se prêtera à :
- une relecture critique minutieuse
- des ajouts, des modifications, des suppressions de mots, de phrases, de
paragraphes.
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Inutile de faire un brouillon si vous n'y apportez pas
(à mesure ou ensuite) de nombreuses corrections : ajouts,
suppressions, déplacements, modifications,
etc. ! |
- En cas de devoir en temps limité (en classe, lors d'un examen, etc.), se
donner des limites de temps précises et
consulter régulièrement sa montre. Éventuellement limiter le brouillon à un
strict minimum ou passer régulièrement du brouillon au propre (n'utiliser le
brouillon que pour rédiger des phrases, des paragraphes qui posent un
problème)
- se ménager du temps pour au moins relire une
fois l'ensemble du devoir
C. Relire le devoir
- En vérifiant qu'il ne manque pas de mots
(ou des expressions entières), qu'il n'y a pas de mots écrits deux fois l'un
derrière l'autre (notamment à la tourne des pages)
- En faisant la chasse aux fautes d'orthographe et de ponctuation, aux répétitions pouvant être supprimées par des
pronoms, des synonymes, etc.
- En vérifiant les constructions des
phrases.
| 2/ ÉCRIRE UN
RÉCIT |
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A. Il faut structurer un récit
- L'histoire racontée dans un récit s'organise autour d'une chronologie (enchaînement d'actions). Il faut donc
veiller aux marqueurs du temps, ainsi qu'à la vraisemblance de toutes les
marques de chronologie.
- On peut recourir au schéma narratif pour
constuire le récit :
- la 1ère partie (introduction) correspond à la situation initiale qui donne le plus de
renseignements possible : qui ? où ? quand ? avec
qui ? dans quelles circonstances ? dans quel but ?
etc.
- la 2e partie (histoire) comporte les faits ensuite rapportés en
plusieurs paragraphes, le plus souvent en
suivant un ordre chronologique (cette partie correspond à la «perturbation»,
aux «péripéties», à la «résolution»). Veiller à aller à la ligne chaque fois
qu'est employé un connecteur temporel, spatial, logique qui organise la
narration. C’est pourquoi il est bienvenu d'enchaîner les paragraphes par
des adverbes variés (ensuite, puis, alors, néanmoins, enfin, etc.)
- on termine en général par quelques lignes qui ferment le récit
(constituent souvent la situation finale).
B. Deux points de vue narratifs sont
possibles
- Récit à la 1ère personne : les
faits sont vécus par le narrateur (rappel : celui-ci est un
personnage, à ne pas confondre avec l'auteur [l'auteur est l'élève écrivant la
rédaction !] )
- Récit à la 3e personne : le
narrateur n'apparaît pas directement.
C. Un récit peut recourir :
- au système temporel où le présent est le
temps de référence (système du discours,
ancré dans l’énonciation). Les événements passés sont rapportés au passé
composé, les actions à venir au futur.
- au système temporel qui prend comme point de référence un moment coupé du
présent du narrateur (système du récit, non
ancré dans l’énonciation). Les verbes sont surtout au passé simple pour les actions de premier plan, à
l'imparfait pour l'arrière-plan (décor, actions secondaires, réflexions et
commentaires).
D. Vous pouvez enrichir un récit par des passages :
- de dialogue (Voir “Écrire un
dialogue”)
- de description (Voir “Écrire une
description / un portrait”)
- d'analyse des sentiments
- d'argumentation : ils peuvent
intervenir directement dans le récit ou prendre la forme d'un dialogue. Ils
doivent toutefois rester assez brefs pour ne pas éloigner trop longtemps
l'attention du lecteur de la suite des événements. Mais il ne faut pas perdre
de vue qu'un argument, c'est une idée qu'on étaye par des justications et des
exemples. (Voir “Écrire un
passage argumentatif”)
| 3/ ÉCRIRE UNE SUITE DE
TEXTE |
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A. Une suite de texte doit respecter :
- le type de texte (réaliste,
science-fiction, fantastique)
- la sorte de narrateur (1ère ou 3e
personne), en prenant en compte son âge, sa condition sociale, etc. si ceux-ci
transparaissent
- le système temporel utilisé :
système temporel du Discours (centré sur le
présent), système du Récit (centré
sur le passé simple)
- l'époque où l'auteur a situé
l'action
- le lieu
- les personnages déjà cités et leurs
caractéristiques (âge, caractère, milieu social, façon de parler)
- le ton et la langue de l'auteur (humour).
Appuyez-vous sur les réponses que vous avez faites aux
questions, lorsque la rédaction suit une
lecture expliquée ou une étude de texte.
B. Il faut donc veiller à :
- ne pas
introduire d'anachronismes (pour le XIXe
siècle, pas de lecture ‘mp3’ ni de ‘TGV’ !)
- ne pas trop vous
éloigner de l'extrait en perdant de vue les personnages principaux,
leurs préoccupations, leurs recherches/désirs, etc.
- vous servir de toutes les indications
données dans le texte. La dernière phrase est parfois essentielle
car elle oriente vers une suite possible
- garder un ensemble cohérent même s'il
est totalement différent de la fin écrite par l'auteur (quand vous la
connaissez).
C. Commencez et finissez correctement votre devoir
- Votre suite doit commencer par la dernière ou les deux dernières phrases de
l'extrait, citées sans guillemets.
- L'histoire que vous écrivez n'aboutit pas nécessairement à une situation
finale stable, mais doit constituer un tout
(à la manière d'un épisode de feuilleton.). Il n'est pas interdit de finir sur
un point d'interrogation ménageant un terrible suspense !
| 4/ ÉCRIRE UN
DIALOGUE |
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A. Style direct
- Dans un dialogue les personnages parlent au style
direct ; les temps et modes les plus employés sont donc le
présent, le passé composé, le futur de
l’indicatif, ainsi que l'impératif.
- Mais il est bienvenu d’écrire quelques phrases au style indirect, voire au style indirect libre (attention dans ces cas à la
concordance des temps) : cela fait varier la manière de rapporter des
paroles et prouve que vous savez les employer.
B. Récit et dialogue / Choix des paroles
- Le plus souvent un dialogue s'insère dans un récit qui présente les locuteurs et les
circonstances de la rencontre.
- Il faut absolument éviter les reparties banales : « Bonjour Margot, ça va?
- Oui, ça va, et toi, Anthony ? - Oui. » Un dialogue doit faire avancer
l'action, mieux faire connaître les personnages, etc.
- Ne pas perdre de vue le but que poursuit
chaque interlocuteur : veut-il expliquer, décrire, faire admettre,
intimider, etc. ?
- Insister dans le cadre d'un dialogue inséré dans un récit sur tous les
moyens non verbaux (hors des paroles) que
met en oeuvre chaque interlocuteur pour atteindre le but qu'il s'est fixé
(gestes, voix, silences, etc.)
- Veiller à ce que les paroles prononcées ne présentent pas d'anachronismes de forme (par ex., vocabulaire
trop moderne dans la bouche d'un personnage d'autrefois).
- Ne pas céder à la facilité qui consiste
à se permettre des familiarités (vocabulaire, constructions), voire des
vulgarités sous prétexte que les dialogues — en style direct
notamment — correspondent à de l'oralité. L'une ou l'autre familiarité
est tolérée si vous l'encadrez soigneusement de guillemets (utilisez alors les
guillemets anglais [ “ ” ] pour les distinguer des
guillemets ouvrant et fermant les dialogues
[ « » ])
C. Pour un dialogue argumentatif
Le schéma à suivre peut être le
suivant :
- le 1er locuteur : argument 1 ;
- 2e locuteur : contre-argument 1 + nouvel argument 2 ;
- 1er locuteur : contre-argument 2 + nouvel argument 3, etc.
D. La présentation d'un dialogue obéit à une disposition
particulière
- Après la dernière phrase du récit, il faut mettre deux points [ : ] et aller à la ligne pour la première prise de
parole
- Avant le début de la première réplique, ouvrir les
guillemets (utiliser les guillemets français
[ « » ] )
- Lorsque un nouveau personnage intervient, aller à la ligne et commencer
par un tiret [ — ]. Pour chaque
intervenant, suivre les mêmes règles (à la ligne, tiret)
- Ne fermer les guillemets qu'à la fin de
l'échange ou lorsque celui-ci est interrompu par des passages narratifs ou
descriptifs, voire par des commentaires du narrateur.
- avant le dialogue et / ou à l'intérieur, employer des verbes (introducteurs) de paroles. Utiliser le
moins possible “dire” mais varier en fonction du ton (ex. : reprocher),
de la force de la voix (ex. : crier, murmurer), du contenu de la réplique
(ex. : demander, répondre). Ajouter des compléments circonstanciels de
manière (ex. : vivement, mollement, hargneusement, avec douceur, sans se
préoccuper de l'effet que produisaient ses paroles, etc.) ; ceux-ci
aideront à faire comprendre les intentions de celui qui parle.
- N'oublier ni les points d'interrogation
ni les points d'exclamation.
- Attention à ne pas répéter sans cesse les mêmes prénoms dans la
présentation du dialogue ; l'utilisation de pronoms personnels ou démonstratifs permet
d'éviter les répétitions. Mais attention à la précision des indications
lorsqu’il y a plus de deux personnages entrant dans l’échange de
paroles.
- S'interdire tout dialogue présenté à la manière des textes théâtraux (nom en tête de réplique), sauf si
c'est un texte théâtral qu'il faut produire.
- Le niveau de langue des réparties doit
correspondre au statut des personnages : soutenu ou courant, parfois
familier (y recourir avec précautions), mais les vulgarités sont à exclure à
tout prix.
| 5/ ÉCRIRE UNE DESCRIPTION /
UN PORTRAIT |
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A. À quoi cela sert-il ?
- Une description permet au lecteur de se
représenter un lieu, un objet. Décrire une personne, c'est faire
son portrait (celui-ci comporte un volet physique, un volet moral).
- La description et le portrait marquent des temps
d'arrêt dans le récit. Ils permettent souvent de préparer l'action
à venir en donnant des indications sur les lieux ou sur le caractère des
personnages. Ils peuvent aussi servir à créer une atmosphère, à retarder le
récit (suspense), etc.
- Toute description découle d’un choix : il ne faut pas perdre de vue dans
quelle intention on veut faire la description (faire peur, faire sourire/rire,
faire rêver, etc.) Une description ne décrit donc jamais tout !
- Une description/un portrait commence souvent lorsqu’un personnage découvre quelqu'un ou quelque chose de nouveau en
même temps que le lecteur…
B. Comment organiser une description ?
- Commencer en indiquant une impression
générale. Se tenir à cette impression générale pour choisir les
détails. Ne pas hésiter, toutefois, à créer des contrastes en évitant pourtant
la confusion (ex. : si l'impression générale est la monotonie, choisissez
quelques rares détails mineurs qui rompent cette monotonie).
- Deux manières d'organiser la description d'un
lieu :
- le lieu est évoqué par un observateur qui se
déplace et qui décrit la réalité qui l'entoure au fur et à mesure
qu'il la découvre. Les notations sont enchaînées par des connecteurs
temporels comme “d 'abord”, “puis”, “enfin”, ...
- le lieu est évoqué par un observateur
immobile, peut-être placé en hauteur, qui voit l'ensemble du
paysage. La description est alors organisée par des connecteurs
spatiaux : “au loin”, “à mes pieds”, “à gauche”, “à droite”, ...
- dans les deux cas, donnez de la cohérence en choisissant de suivre le parcours
de découverte (cas 1), ou en adoptant un mouvement lent du regard
(cas 2).
- Lorsque vous écrivez un portrait,
- Veillez à suivre un ordre :
détails physiques puis traits de caractère par exemple.
- Choisissez les éléments les plus
significatifs de la personne que vous évoquez, en fonction de
l'impression générale.
- En fin de description ou de portrait, vous pouvez évoquer à nouveau l'impression générale, mais en essayant de
la formuler autrement qu'en introduction : introduisez notamment des
nuances.
C. Pour décrire, utilisez :
- des termes précis, voire techniques,
quand le sujet s'y prête (détails architecturaux, détails anatomiques ou
vestimentaires, par ex.)
- des groupes nominaux enrichis par des
adjectifs qualificatifs précis (formes, couleurs, matières...), des
compléments de noms, des propositions relatives ; autrement dit :
des expansions du nom
- des verbes de perception (“voir”,
mais aussi “distinguer”, “apercevoir”, “entendre”, “remarquer”,
etc.)
- des compléments circonstanciels
- des verbes de mouvement pour que, par
ex., un décor statique soit dynamisé (ex. : la route creusait un sillon
noire dans la plaine monotone)
- occasionnellement l'accumulation pour
évoquer un décor, un costume foisonnant ; les termes doivent être très
précis dans ce cas. Mais bannir l'expression
“il y a”, surtout si elle est suivie d'un GN
qui ne comporte pas de nombreuses expansions du nom (GN développé).
- le présent dans un texte utilisant le
système temporel du discours, l'imparfait
dans un texte utilisant le système temporel du récit.
| 6/ ÉCRIRE UNE
LETTRE |
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A. Commencez par bien clarifier dans votre esprit :
- qui envoie la lettre (l'émetteur) :
son prénom, son nom, son âge, son caractère, son milieu social, etc.
- qui va recevoir la lettre (le
destinataire) : mêmes caractéristiques, et les liens qu'il a avec
l'émetteur (parent, ami, supérieur hiérarchique)
- quand la lettre est écrite (date) et
d'où la lettre est envoyée (lieu)
- dans quel but la lettre est écrite
(visée) : récit d'un événement, demande, partage de sentiments,
polémique, etc.
B. La présentation d'une lettre obéit à des contraintes
précises
- En haut à droite, lieu et date
- Plus bas, au milieu de la page, prénom ou titre du destinataire précédé parfois d'un adjectif (“Chère
Juliette” ou bien “Monsieur”, par ex.)
- Plus bas, un paragraphe d'introduction : vous expliquez les circonstances dans
lesquelles vous écrivez et les raisons de votre lettre (déclaration d 'amour
ou bien demande en mariage) ; c’est le moment où vous cherchez à mettre
le destinataire dans de bonnes dispositions
à votre égard.
- Le développement fait l'objet de
plusieurs paragraphes.
- Dernier paragraphe de conclusion avec une formule
de politesse à adapter au destinataire (je t'embrasse ou bien je
vous prie d 'agréer, Monsieur, l'expression de ma considération
distinguée) ;
- Signature à adapter à celui qui recevra
votre lettre (“Roméo” ou bien “Monsieur Montaigu”). Attention à ne jamais
signer de votre vrai nom, au risque de voir votre épreuve annulée !
C. Le temps de référence
Dans une lettre, c’est le présent de
celui qui écrit (ancrage dans la situation d’énonciation). Les événements
passés sont évoqués au passé composé, ceux qui vont arriver au futur. Le passé
simple est exclu, mais l’imparfait peut se
trouver pour les événements secondaires, répétés, pour les descriptions,
etc.
| 7/ ÉCRIRE UN PASSAGE
ARGUMENTATIF |
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Les sujets demandent de plus en plus souvent d'insérer un passage
argumentatif dans un récit. Il s'agit alors de présenter, sous forme de dialogue
ou non, une réflexion ordonnée sur un problème
précis, concret ou non.
A. La structure du paragraphe argumentatif
- On peut commencer par ex. par “Je pense que...” pour exposer ensuite
l'idée (ou la thèse)
- On prouve ensuite cette opinion en
donnant des arguments
- On l'illustre par des exemples.
B. Donner son opinion ne suffit pas. Il faut être
capable :
- d'envisager d'autres points de vue que
le sien et de les discuter en imaginant
quels pourraient être les arguments employés.
- de prouver ce qu'on avance par des
arguments
- de trouver des exemples adaptés, tirés
de son expérience, mais aussi de ses lectures, de films, d'émissions
télévisées, de l'actualité, de l'Histoire. Varier les sources d'exemples.
Éviter de citer des exemples citant des faits soi-disant vrais, mais qui ne sont pas sûrs.
Les exemples sont des situations
concrètes qui viennent à l'appui de ce qui a été dit. Ils sont
donnés directement ou introduits par des expressions telles que : “par
exemple”, “on le voit bien quand...”, “je m’en suis rendu compte
lorsque...”
C. Organiser l’argumentation
L'essentiel est toujours de donner au passage argumentatif une cohérence et une logique solides, de se garder
d'une réflexion hâtive ou trop superficielle et de veiller à l'insérer “avec naturel” dans le reste du récit.
| 8/ ÉCRIRE UN ARTICLE DE
JOURNAL |
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A. Avant de rédiger, commencer par définir
clairement :
- à qui s'adresse le journal ? Quel âge ont les lecteurs ? Ne sera pas écrit le même article
pour un journal de classe ou pour un quotidien d'information générale
- quel est le contenu de l'article ?
En général, le journaliste commence par présenter des faits puis il
donne son opinion
- dans quel but cet article est-il
écrit ? La visée d'un article est souvent argumentative : il s'agit
de convaincre de faire ou de ne pas faire quelque chose.
B. Lorsqu'on rédige l'article, il
faut :
- lui donner un titre. Il doit être bref
et donner envie de lire ce qui suit. Ce sont fréquemment des groupes nominaux
(ex : Une disparition mystérieuse). Les jeux de
mots sont bienvenus (ex. : «Haut les nains !», article
sur les nains de jardin paru dans la Nouvelle République du
Centre-Ouest)
- donner des informations précises et
aussi complètes que possible (en fonction du but poursuivi par
l'article)
- ne pas émettre d'opinion s'il s'agit
d'un article court n'ayant pas pour but de convaincre le lecteur ou d'emporter
son adhésion ; au contraire réserver à l'expression de l'opinion du
journaliste une bonne part de l'article si celui-ci est long et a pour but de
convaincre le lecteur (préparer cette opinion en utilisant dans la partie
informative des mélioratifs, des péjoratifs)
- faire apparaître la structure de
l'article (elle doit être claire) : utiliser des sous-titres
introduisant les groupes de paragraphes qui développent chaque idée
principale.
- utiliser des phrases plutôt brèves. Un
article de journal doit être facile et agréable à lire
- signer soit par des initiales soit par
un nom. (Mais écrire un nom fictif, sans quoi votre épreuve risque d'être
annulée, s'il s'agit d'un examen !!!)
[ Page largement inspirée
d'« Annabrevet » - édition 2003 (©Hatier) ]
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commentaires... |
Dernière main : 24 mai 2003